Plusieurs fours à pain (Moyen-âge et époque moderne)

Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Bouvron était divisée en trois seigneuries : Quéhillac, Vilhouin et Villefrégon. Les seigneurs de ces fiefs possédaient des fours banaux sur leurs terres. Ainsi, les habitants pouvaient les utiliser contre redevance au seigneur.
Aujourd’hui,  l’association La Fouretaisienne a restauré un de ces fours banaux tombés en ruines avec le temps.

 

Les croix anciennes

En prenant le temps de flâner, le promeneur pourra remarquer de nombreuses croix, souvent très anciennes, comme celle de Beau-Soleil, sculptée dans le granit.

 

La place de l’Abbé Corbillé

C’est sur cette place centrale Centre-bourg de Bouvron qu’a été implantée l’ancienne église Saint-Sauveur sans doute construite au cours du XIIIè siècle pour remplacer la chapelle punitive fondée par les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon au Xè siècle (700 places). Elle était entourée de son cimetière.
L’Abbé Corbillé était un prêtre réfractaire qui, sous la révolution avait refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il dut se cacher. Il fut dénoncé et capturé par le bataillon de la Manche. Il a été fusillé au pied de l’église et enterré sur place en 1794.

 

La Minoterie

Une première construction a été réalisée en 1912 par Louis Guihot, en bordure de la rue qui porte aujourd’hui son nom. En 1922, un autre bâtiment plus moderne est édifié sur le même terrain, avec des dépendances. On y fabrique de la farine de blé livrée ensuite chez les boulangers de la région.

Ce blé arrive en sacs à la gare de Bouvron (ligne Saint-Nazaire-Paris). Le transfert est assuré avec des chevaux et complété progressivement par des camions jusqu’à leur emplacement définitif. En arrêt pendant la Poche, ces bâtiments ont servi de « refuge » à un groupe d’habitants du bourg, parmi lesquels des religieux des infirmières et garde-malades,  et de lieu de célébration des offices religieux, messe et sépultures, tôt le matin.

Ce « moulin » a repris son activité après la libération puis a cessé de fonctionner en 1966.

L’ensemble des bâtiments a été acquis par la commune. Ils servent aujourd’hui de logements et de salles aux activités diverses pour les associations.

L’importante minoterie de Bouvron fut l’un des marqueurs de l’entrée de la commune dans l’ère industrielle au début du XXème siècle.

 

L’Hôtel Louis Guihot daté 1900

Cette riche maison du bourg de Bouvron fut celle du patron de l’ancienne minoterie.
L’hôtel particulier a par la suite servi d’hôpital, puis de bureau de Poste. Il sera prochainement transformé en immeuble accueillant des logements sociaux, comme le bâtiment de la minoterie.

 

Château de Quéhillac

Ensemble architectural remarquable des XVIe siècle et XVIIe siècle, composé du château, de la chapelle Saint-Matthieu, du logis du chapelain, des écuries, de la fuie, des ponts et des douves. L’ensemble est inscrit sur la liste des Monuments Historiques depuis le 22 novembre 2002. En 1640, Nicolas Fouquet, ministre des finances de Louis XIV épouse en premières noces Louise Fourché de Quéhillac qui lui apporte 160 000 livres de dot et la terre de Quéhillac. Cette terre reviendra à la famille Fourché de Quéhillac par le rachat qu’en fera son cousin par alliance, Jean Fourché (v1617-1675], mort sans postérité et est encore actuellement la propriété de ses héritiers.

 

Le monument de la Reddition

Il est construit sur le terrain où, le 11 mai 1945, a eu lieu la Reddition de la dernière poche de résistance de l’armée allemande. Construit en 1949, il remplace une croix de Lorraine érigée en 1947. Le 20 mai 1951, une cérémonie a eu lieu en présence du général de Gaulle. À cette occasion, il déclare : « le 11 mai 1945, c’est ici que c’est terminée la Deuxième Guerre mondiale en Europe » et il signe un document qui est scellé dans le granit du monument (que contient-il ?). La cérémonie du 70e anniversaire s’est déroulée le 11 mai 2015 en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense nationale. A l’extérieur de ce terrain se trouve une stèle à la mémoire de l’Abbé Ploquin, ancien vicaire à Bouvron, capturé au Maquis de Saffré en juin 1944 et déporté en Allemagne.

A noter:
Le 8 mai 2015, la 4e édition du Petit Festival de la Paix fut plus particulièrement axée sur les évènements de la poche de Saint-Nazaire et de la Reddition, signée à Bouvron le 11 mai 1945.
À cette occasion, des bouvronnais témoins et des historiens ont réuni leur souvenirs et recherches dans un livre « images de la Reddition Bouvron-11 mai 1945 ». Ce livre, publié par la commune de Bouvron,  est en vente à la mairie, à la librairie Apostrophes à Savenay, aux Délices du Fou du Roy à Bouvron, rue Jean-Baptiste-Olivier, au musée du Grand Blockhaus à Batz-sur-Mer, à l’office de tourisme de Savenay et à la presse-tabac de Fay-de-Bretagne.
Il est vendu 14,50 €.
Informations au 02 40 56 32 18 ou secretariat@mairie-bouvron.fr

 

L’église Saint-Sauveur

Jusqu’au début du XXème siècle, l’église était implantée sur la place de l’Abbé Corbillé. Elle datait du XIIème siècle. Plusieurs fois remaniée, il fut décidé en 1880 de construire une nouvelle église. Elle est édifiée par l’architecte Mathurin Fraboulet et achevée en 1895.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le clocher sert de base aux troupes allemandes. L’église est bombardée par les américains. De 1952 à 1955 elle est reconstruite et l’architecte Ganuchaud redessine son clocher. Jean Fréour sculpte sur  place la façade de l’ensemble du Bon Pasteur, il réalisera également plusieurs éléments de décor et de mobilier intérieur pour l’église. Yves Dehais, verrier, en a réalisé les vitraux.

 

La mairie

D’abord constituée d’une pièce unique, au sein de différents locatifs dans le centre bourg, elle a été installée route de Savenay, dans ce qui était encore à l’époque l’école Sainte Marie.

L’école ayant été transformée en école publique à l’époque des lois Ferry, sous la 3ème République, il a fallu rapidement agrandir la capacité des classes. La Mairie a donc cédé la place et a réinvesti la place de l’abbé Corbillé, attendant que M. Mathurin Fraboulet -célèbre architecte nantais- aménage à partir de 1895 les ruines de l’ancienne église pour que la Mairie s’y installe en 1905.

Ce sont des bombardements alliés qui détruisent la Mairie en 1944. La Mairie est alors provisoirement installée à l’angle sud-est de la place de l’abbé Corbillé.

En juin 1948, Les élus de l’époque ont décidé de s’installer rue Louis Guihot pour créer un véritable « centre communal », proche de la poste, des pompes à incendies, d’un dispensaire. L’architecte Ganuchaud édifiera le bâtiment tel qu’il est aujourd’hui.

La mairie a été inaugurée le 6 juillet 1952.

Le 11 février 2017, les locaux sont modernisés, remaniés et accessibles, une vraie transformation de la mairie d’origine.

 

La Fromagerie

Créé par des néerlandais, l’établissement appartient aujourd’hui au groupe Lactalis et emploie près de 500 personnes.

Si la première laiterie de Bouvron vit le jour en 1929 à Vilhouin, ce sont des hollandais de Nimegue qui s´implantèrent sur le site actuel de “ La vallée de Fresnée ”. Ayant pour objectif de fabriquer en France des aliments pour les veaux, plutôt que de les importer, le consort De Boer et De Graaff se tournera rapidement vers l´élaboration de fromages “ de Hollande ”; ainsi le Gouda et l´Edam porteront le nom de Boule d´Or et Disque d´Or. Du holding Atlalait, en 1966 naîtra la société Laitière de Loire-Atlantique Nord  « Frolacnor » sous la présidence de Karst Huitema. Choisie, en 1993, par le groupe Besnier pour y implanter une unité de fabrication d´emmental, la laiterie profitera d´un investissement conséquent et de la mise en service en 1998 de 99 lignes de conditionnement. C´est aujourd’hui plus de 500 personnes qui sont employées à la Société Fromagère de Bouvron, dans le groupe Lactalis.

 

La chapelle Saint Julien

Aujourd’hui, la chapelle Saint Julien de Villefrégon est la seule de Bouvron à posséder des éléments architecturaux du bâtiment originel, selon Hervé Tremblay. On estime que la première chapelle fut construite aux XIVème et XVème siècles, bien que la bâtisse ne soit attestée qu’au XVIIème siècle. On la retrouve mentionnée comme « chapelle Saint-Julien » en 1674 et « chapelle de Villefrégon » en 1690.

 

La chapelle Saint-André

Saint-André du Châtel est devenue peu à peu une maladrerie accueillant les lépreux, en partie à cause de son excentration vis-à-vis du bourg. Une ordonnance ducale de 1475 confirme ce statut de mise au banc des malades de la lèpre en Bretagne.

Il est fait mention du prieuré en 1648, mais le temps a fait son œuvre et aux XVIIIème et XIXème siècles, on ne parle plus de chapelle ou de prieuré mais d’un simple oratoire.

Au cours des années la chapelle est détruite et finalement, en 1962, une donatrice permet la construction de la chapelle actuelle sur les fondations du prieuré médiéval. La Sainte Table est celle de l’ancienne église des XIème et XIIème siècles, celle où l’abbé Corbillé a donné les communions au XVIIIème siècle. La cloche est celle de l’ancienne école des garçons.